Lorsque les reins n’assurent plus suffisamment leurs fonctions, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. Le choix dépend de l’état de santé, du mode de vie, des possibilités techniques, des priorités du patient et du projet de soins.
Les principales options
Le sang passe dans un dialyseur à l’extérieur du corps. Elle peut être réalisée en centre et, dans certains systèmes de soins, à domicile.
Le péritoine sert de membrane d’échange. Le traitement est réalisé à domicile par échanges manuels ou avec un cycleur.
Un rein greffé reprend une grande partie des fonctions rénales. Elle nécessite une évaluation et un traitement immunosuppresseur au long cours.
Pour certains patients, le projet de soins privilégie le contrôle des symptômes, la qualité de vie et la prise en charge des complications sans dialyse ni greffe.
Les questions qui aident à choisir
- Quel traitement s’intègre le mieux au travail, à la famille et aux déplacements ?
- Est-il possible et souhaité de réaliser une partie du traitement à domicile ?
- Existe-t-il des contraintes abdominales, vasculaires ou cardiaques ?
- La transplantation est-elle possible et à quel moment commencer l’évaluation ?
- Quel soutien familial ou logistique est disponible ?
- Quelles sont les priorités du patient : autonomie, horaires, simplicité, mobilité, traitement à domicile ?
Préparer tôt permet davantage de choix
La création d’une fistule, la pose d’un cathéter péritonéal, la formation à la dialyse à domicile et l’évaluation de transplantation demandent du temps. Une discussion précoce évite autant que possible un début de dialyse en urgence avec peu d’options préparées.
Une décision qui peut évoluer
Le traitement choisi n’est pas nécessairement définitif. Certains patients passent d’une modalité à une autre selon leur état de santé, leurs préférences, la fonction rénale résiduelle ou la survenue d’une transplantation.

